lundi 30 janvier 2012

PARENTHESE : L'OR DE RENNES

Je dois à une consoeur en recherches castelrennaises, Geneviève Béduneau - bonjour Geneviève - cette information précieuse : dans son édition de 1967 de l'Or de Rennes, Gérard de Sède ajoute en annexe une page répertoriant des évènements qui se sont produits un 17 janvier, ainsi qu'une liste de saints à fêter ce jour.


Ceci, bien évidemment, en lien avec la date mythique du 17 janvier liée à notre énigme.
Le lecteur qui m'aura lu jusqu'ici comprendra aisément, alors que je travaille essentiellement avec un système de correspondance de dates, tout l'intérêt d'une telle information.
En clair, Gérard de Sède indiquait dès le début au chercheur la méthode à suivre, quand bien même les modalités proposées n'étaient pas toutes présentes, mais plus que la méthode, celui qui fut le précurseur de l'Enigme de Rennes le Château auprès du grand public, sur le plan littéraire, indiquait, par ce jeu de correspondance, certaines des données que j'ai pu par moi-même trouver.


Donc, point de fausse modestie ici , ni trop d'orgueil ,  je puis affirmer que je marche dans ses pas sur ce sentier d'or pour le moins enthousiasmant.


Nous allons décliner ce qui est dit par Gérard de Sède sur cette page ( page que l'on peut retrouver dans la réédition de l'Or de Rennes ).


Tout d'abord une liste de saints dont trois nous sont connus : Saint Sulpice, Saint Antoine Ermite, Saint Genou et sur lesquels nous ne nous attarderons pas, une abondante littérature les ayant déjà traité.
Un quatrième saint est rajouté, saint Sabas - il s'agit ici de Saint Julien Sabas - sabas signifie ancien -
† 377
Ermite célèbre, il vécut dans une grotte sur les bords de l’Euphrate, à Édesse, en Mésopotamie (act. Urfa, en Turquie méridionale). Lorsqu’il se rendit à Antioche, sous le règne de l’empereur Valens, pour réfuter les accusations d’arianisme qu’on avait portées contre lui, il opéra de grands miracles qui ranimèrent en ce lieu la foi mourante.

Le fait que Gérard de Sède ait écrit saint Sabas , en ne mentionnant que la moitié de son nom, doit ici nous interpeller. En effet, il se trouve exister de nombreux homonymes pour saint  Sabas. Comme nous le verrons plus loin, cet indice est présent pour justifier un des résultats sur les évènement s'étant produit un 17 janvier.

Evènements répertoriés dans l'annexe :

1 )17 janvier 1329  Mort de sainte Roseline de Villeneuve... sur lequel nous ne nous attarderons pas, cet aspect là ayant déjà été traité par les chercheurs, comme quoi il y a des gens qui osent, du moment qu'une autorité leur spécifie ou quérir de l'information, le souci étant, pour eux, de s'être restreint à cette seule date...ou presque.

2 ) 17 janvier 1382 - Nicolas Flamel aurait transformé le Mercure en argent..
Décès de Nicolas Flamel : 22 mars 1418.
Date en correspondance :
1312 : Fulmination par le pape Clement V  de la bulle pontificale  Vox in excelso qui ordonne l'abolition définitive de l'Ordre du Temple.
Par ailleurs Nicolas Flamel fut enterrée au sein de l'église saint Jacques de la Boucherie - aujourd'hui disparue et remplacée par la Tour Saint Jacques - départ pour le pélerinage de saint Jacques de Compostelle.


Cette église  fut consacrée par l'évêque de Turin le 24 mars 1414.
Date en correspondance:
 24 mars 1308 :


http://books.google.fr/books?id=kYtuaXIUZVAC&pg=PA330&lpg=PA330&dq=24+mars+1308+aux+%C3%A9tats+g%C3%A9n%C3%A9raux+de+tours&source=bl&ots=49-yBXB8xF&sig=3PH7smtP6FE9qnOsC4HUKdwChTE&hl=fr&sa=X&ei=cIEmT4GhLYPf8AOmv83IBw&ved=0CEUQ6AEwBQ#v=onepage&q=24%20mars%201308%20aux%20%C3%A9tats%20g%C3%A9n%C3%A9raux%20de%20tours&f=false




Voici le premier signe recoupant mes propres découvertes - mot-clef : Corneille.


 3 ) 17 janvier 1794 - date possible de substitution du dauphin Louis XVII au Temple.
La voie à suivre, ici, est aisée il conviendra de se référer à la  date de décès de Louis XVII, à l'âge de 10 ans, le 08 juin 1795.
Date en correspondance :
Jean-Dominique Cassini est un astronome d'origine italienne, naturalisé français, né le 8 juin 1625. 
D’abord au service du pape puis de Louis XIV qui l’invite à Paris en 1669, il est associé aux travaux de l’Académie Royale et s’installe dans les nouveaux bâtiments de l’Observatoire de Paris en 1671. 


Qui dit Observatoire de Paris dit Méridien et plus...
Second signe.


17 janvier 1851 : Manifestation diabolique à Cideville.
Histoire qui fit grand bruit à l'époque :


http://www.liliane-voyance.com/sorcellerie/cideville.htm


Il sera O combien intéressant de noter ici un nom qui n'est pas inconnu aux aficionados de l'énigme de Rennes-le-Château : Mgr Henri de Bonnechose.


Mais aussi de revenir sur :
Jules de Mirville  joua un grand rôle dans la propagation de l'histoire de la maison hantée de Cideville. Il eut alors une correspondance très importante avec Th. Lacordaire..




" Monsieur.de Mirville, grand spirite, fut invité par le curé à passer la nuit dans la chambre ; en entendant des coups, il engagea conversation avec l'esprit (un coup pour oui, deux coups pour non) et il obtint, déclara-t-il, des réponses exactes à de nombreuses questions. "


Jules De Mirville né le 24 avril 1802 -
Voici ce que nous en disions au mois de novembre 2011 :


" Revenons vers le cercle d'Ulysse, on y apprend également l'existence d'un testament de Henri d'Hautpoul,
du 24 avril 1695, qui porte cachet et signature du testateur...
Le 24 avril est, dans le calendrier républicain le jour du rossignol, terme qui, en argot, signifie une clef, un passe-partout. Il sera intéressant d'aller quérir cette clef universelle.
Naissance de Saint Vincent de Paul le 24 avril 1581, et nous renverrons le lecteur vers ce que nous en disions dans le chapitre Convergences, quand nous évoquions l'existence d'un triangle secret, ou triangle d'or, prenant Saint Vincent de Paul, et cette fois sa date de décès, un 27 septembre, comme base de référence..."


Nous rajouterons aujourd'hui que le 24 avril est la fête de saint Sabas - homonyme -
Sabas  ( 272 ) Sabas de Rome, martyr.
Voici donc la justification dont nous faisions état précédemment.

Mais sans doute le choix de Gérard de Sède sur Cideville, et l'influence qu'exerça Jules de Mirville sur celui-ci, dut être conditionné également par deux autres résultats liés à la date de décès du spirite, à savoir un 11 septembre.
Et voici ce que nous écrivions relativement à la préface de Pierre Plantard :


" La réponse est dans un premier temps contenues dans une date relative à Fortuné de Boisgobey, en terme de concordances, mais également, dans un second temps, parce que l'abbé Boudet avait la nécessité impérieuse d'associer des éléments disparates afin de parvenir à un résultat viable.
Cela ne relève pas de la magie, mais disons, d'un travail de recherches et de préparation intensif.
Mais examinons tout d'abord les dates :
Fortuné du Boisgobey né le 11 septembre 1821 -
le 11 septembre est une des trois journées dédiées à la mémoire de saint-jean Baptiste.
Le 11 septembre est aussi le premier jour de l'année des calendriers copte et éthiopien, ceci pour demeurer dans la thématique du temps cyclique. " 

Troisième signe.


Concernant les homonymes de saint Sabas, il est probable que d'autres chemins se dessinent que nous observerons plus tard.


Mais demeurons sur notre liste d'évènements liés au 17 janvier.


4 ) 17 janvier 1871 - La Vierge, tenant une croix rouge, apparaît à de jeunes bergers de Pontmain
( Mayenne ) pour demander la consécration de la France au Sacré Coeur. Conséquence : Erection de la basilique du Sacré Coeur de Montmartre à la suite d'un voeu de Rohaut de Fleury.
Rigoureusement exacte, cette information en dissimule d'autres, non moins exactes.*
En effet, Hubert Rohault de Fleury et Alexandre Legentil sont à l'origine de la basilique du Sacré Coeur - nous passerons sur les étapes intermédiaires pour aboutir à ceci, qui est la résultante de ce voeu soutenu par l'église :


Le 24 juillet, après des débats houleux et des explications tendant à dépolitiser le projet, et écarter toute idée de subvention de l'Etat, l'Assemblée Nationale proclame d'utilité publique la construction de l'église sur la butte Montmartre, en réparation pour toutes les fautes nationales : "Gallia poenitens et devota". Le texte est voté par 382 voix contre 138, et 160 abstentions.
« Article premier. - Est déclarée d'utilité publique la construction d'une église sur la colline de Montmartre, conformément à la demande qui en a été faite par l'archevêque de Paris dans sa lettre du 5 mars 1873 adressée au Ministre des Cultes. Cette église, qui sera construite exclusivement avec des fonds provenant de souscriptions, sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique.
Article 2. - L'emplacement de cet édifice sera déterminé par l'archevêque de Paris, de concert avec le préfet de la Seine, avant l'enquête prescrite par le titre II de la loi du 3 mai 1841.
Article 3. - L'archevêque de Paris, tant en son nom qu'au nom de ses successeurs, est substitué aux droits et obligations de l'administration, conformément à l'article 83 de la loi du 3 mai 1841, et autorisé à acquérir le terrain nécessaire à la construction de l'église et à ses dépendances, soit à l'amiable, soit, s'il y a lieu, par la voie de l'expropriation.
Article 4. - Il sera procédé aux mesures prescrites par les titres II et suivants de la loi du 3 mai 1841, aussitôt après la promulgation de la présente loi. »
Texte de loi voté le 24 juillet 1873 et paru le 31 au Journal Officiel. 


Lien ( 1924 ) faisant bien état de cette du 24 juillet 1873 :
Voir page 289


http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1924_num_10_47_2317


 Très logiquement, c'est à cette date du 24 juillet que nous allons nous intéresser.
Correspondances :


- 24 juillet 1802 - naissance d'alexandre Dumas père.
- 24 juillet 1860 - naissance de Alfons Mucha


Mais aussi, en 1911, découverte par l'américain Hiram Bingham du site du Macchu Pichu.
24 juillet Grâce à l'aide des jeunes Indiens, Enrique Porres et Alegria, l'explorateur américain Hiram Bingham (36 ans) fait la découverte d'une cité inca perdue dans les hauteurs du Pérou. Construite autour de deux pics, le Machu Picchu (Vieux Pic) à 3 140 mètres et le Huayana Picchu (Jeune Pic) à 2 700 m, la ville est perchée à 2400 mètres d'altitude . Bingham y découvre plus de 260 constructions  très élaborées, recouvertes par la végétation, oubliées depuis trois siècles.Machu Picchu était certainement une cité de villégiature pour la classe dirigeante Inca  établie à Cuzco. Le site a été construit au XIVème siècle puis abandonné à l'arrivée des conquérants espagnols au milieu du XVIème siècle.

Je te sens t'inquiéter, lecteur : " Encore un atteint par le syndrome de 2012 ! " 

Nenni, ma foi, et plutôt que de nous engager dans cette voie périlleuse, quêtons plutôt si Gérard de Sède, qui nous conduit sur cette date du 24 juillet, aurait quelque message à nous faire parvenir.

Pour qui s'intéresse à ce site archéologique, et puisque nous débutons d'un site sacré comme l'est la Basilique du Sacré Coeur de Paris, nous ne pouvons que dresser un parallèle naturel et logique avec le Temple du soleil de Machu Picchu.


http://www.indiofeliz.com/francais/machupicchu-suntemple.html

Tintin ! Maintenant ! Nous verrons par la suite, ami lecteur, ce que nous en dit Hergé...

Cette analogie avec le Temple du Soleil ( ritualisation - sacralisation - et lien avec le cosmos ) ainsi que les prêtres officiant lors des cérémonies Incas, ne peut que trouver un écho sur un terme qui a fait couler beaucoup d'encre " Solis sacerdotibus " se trouvant sur le petit parchemin de Rennes le Château , et dont deux traductions proposent le sens :
a ) Réservé aux seuls prêtres
b ) Pour les prêtres du soleil.

Or, et peut-être était-ce là ou veut nous mener Gérard de Sède, par ce montage singulier, mais aussi cette mention de " solis sacerdotibus " au bas du petit parchemin, en associant ces deux données dans un moteur de recherche sur internet, dont nous avons déjà souligné le rôle d'accélérateur, voici ce à quoi nous parvenons :

http://books.google.fr/books?id=0lpJAAAAcAAJ&pg=PT175&lpg=PT175&dq=solis+sacerdotibus+et+pr%C3%AAtres+du+soleil&source=bl&ots=1PJYTHqMmO&sig=muBPEp2LOgmNmcW2OrJ9kb9xksk&hl=fr&sa=X&ei=1KkmT4G1IM6n8gO1uuzNBw&ved=0CDoQ6AEwAw#v=onepage&q=solis%20sacerdotibus%20et%20pr%C3%AAtres%20du%20soleil&f=false

Ouvrage qui a pour auteur un certain Bernard de Montfaucon :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_de_Montfaucon

dont certains chercheurs ont déjà mentionné l'existence et le lien avec Notre-Dame de Marceille.



Enfin, pour clore sur ce lien avec la basilique du Sacré Coeur - nous ne pourrons faire l'impasse sur les deux vitraux sis en la Villa Bethanie de Berenger Saunière - illustrant le Coeur Sacré de Jésus - et dont maints auteurs se sont emparés et glosés en exégèses divertissantes, la réponse tient encore dans la date ou il est d'usage catholique de fêter cette icône :



La fête du Coeur de Jésus (ou fête du Sacré-Coeur) est célébrée chaque année le troisiéme vendredi après la Pentecôte. Au cours de cette fête, l’Église contemple le Coeur de son Sauveur et se laisse guider par lui jusqu’au plus profond du mystère de l’amour où se rencontrent l’homme et Dieu.
Il s'agit donc ici d'une fête mobile, qui peut être célébrée à la date du 11 juin, comme en 2010, ou plus lointainement, ainsi que le pape Leon XIII le specifiait : 

http://www.sanctuaires-paray.com/IMG/pdf/Consecration_par_le_Pape_Leon_XIII.pdf

Or, c'est en 1900 que l'abbé Saunière débute la construction de sa villa Bethanie.

Cette date du 11 juin va trouver sa résolution dans le fait que ce même jour est fêté saint Barthélémy dans les églises d'Orient :

http://www.introibo.fr/24-08-St-Barthelemy-apotre

Ainsi que le mentionne le lien ci-dessus, ce saint est fêté en Occident à la date du 24 août, et bien évidemment, ce sera sur cette date du 24 août et sa correspondance que nous achèverons notre cheminement:

24 août 410 :

Le 24 août 410, Alaric, roi des Wisigoths, fâché que l'empereur Honorius n'eût pas versé le tribut demandé, s'empare de Rome. Pendant trois jours, ses troupes vont piller et massacrer à qui mieux mieux. Alaric lui-même enlève une princesse promise à un grand destin, Galla Placidia.


Est-il nécessaire de commenter ?


Les nombreux liens dans cet exposé à l'aspect clinique me paraissaient nécessaires à une bonne compréhension du propos, ainsi que la forme de celui-ci.


Nous laissons le lecteur, mais surtout le chercheur honnête qui se serait égaré ici :o) , méditer sur les implications que cet exposé suggère, en particulier, qu'il va bien falloir revisiter une certaine perception, fausse, du rôle de Gérard de Sède.


A suivre - peut-être - cela nous détendrait une petite étude sur Hergé-
Mille millions de sabords !

En ce 30 janvier 2012 - l'auteur alain C. . . . . h


















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